Climate Innovation Lab

CANIVEAU LIBRE

Un bac accroché à l'étal, une grille-couvercle et un panier-piège pour que les déchets du marché ne bouchent plus les caniveaux.

Finaliste
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Project description

Au marché Dantokpa, les épluchures, les feuilles et les sachets de la journée finissent souvent dans le caniveau. Ce n'est pas un manque de civisme : le bac collectif est loin ou déjà plein, alors que le caniveau ouvert est à un coup de balai. À chaque pluie, l'eau emporte tout : le caniveau se bouche, déborde dans les allées, abîme les produits, attire moustiques et odeurs, et les agents doivent le curer à la main.

CANIVEAU LIBRE est un système en trois pièces, low-tech, sans électricité, fabriqué et réparable par un soudeur de quartier.

1. Le bac d'étal : un seau de 20 litres à couvercle, accroché au pied de l'étal par un crochet en fer plat, à environ 66 cm du sol. Vert pour l'organique, jaune pour les plastiques, avec des pictogrammes compréhensibles sans savoir lire.
2. La grille-couvercle : des modules d'un mètre en cornière et fer rond, avec un jour de 2 cm. L'eau passe, les déchets restent dessus et se ramassent au balai.
3. Le panier-piège : un panier en grillage galvanisé placé aux croisements du caniveau. Il rattrape ce qui passe malgré tout et se vide en deux minutes, sans descendre dans le caniveau.

Nous arrêtons les déchets à la source et rattrapons ceux qui passent, sans bloquer l'écoulement. L'organique peut partir au compost chez des maraîchers, le plastique vers un recycleur, le reste vers la collecte SGDS.

Notre système n'est pas encore testé au marché : nous proposons à la SOGEMA un pilote dans une allée d'environ 20 étals, pour environ 350 000 FCFA (estimation), avec des mesures à J+7, J+30 et J+90.

Which problems did you solve

Le problème : les vendeuses et les agents de nettoyage du marché Dantokpa voient les caniveaux se boucher et déborder à chaque pluie, parce que les déchets de la journée y sont balayés faute de poubelle à portée de main. Les allées sont inondées, les produits abîmés, et les agents doivent curer à la main.

Nous nous attaquons à deux causes, retenues parce qu'elles pèsent lourd et que nous avons prise sur elles :
1. Aucun contenant à portée de main de l'étal : le bac collectif est loin ou plein. Réponse : un bac accroché à chaque étal.
2. Le caniveau est ouvert : on peut tout y pousser d'un coup de balai, et rien ne retient les déchets ensuite. Réponse : une grille-couvercle qui laisse passer l'eau et garde les déchets en surface, et un panier-piège qui rattrape le reste.

Deux causes ont été écartées et notées : les horaires de collecte (nous n'avons pas de prise dessus, ils reviendront dans la discussion avec la SOGEMA et la SGDS) et le manque de sensibilisation (effet faible s'il n'y a toujours pas de poubelle à portée de main). Ces causes restent des hypothèses que notre plan de test doit vérifier sur le terrain.

Added value or distinctive feature

- Le bon geste devient plus court que le mauvais : la poubelle est à portée de main, la vendeuse ne quitte pas son étal.
- Deux barrières au lieu d'une : on arrête les déchets à la source (bac) et on rattrape ceux qui passent (grille et panier), sans jamais bloquer l'eau.
- Le curage change de nature : un panier soulevé par deux poignées et vidé en deux minutes, sans descendre dans l'eau sale.
- 100 % low-tech et local : fer, grillage et seaux achetés à Cotonou, fabrication et réparation par un soudeur de quartier, aucune électricité.
- Inclusif : deux couleurs et des pictogrammes compréhensibles sans savoir lire, bac à environ 66 cm du sol, atteignable par un enfant.
- Chiffré et réversible : environ 4 500 F le bac, 14 000 F le mètre de grille, 17 000 F le panier (estimations à confirmer par devis). Le pilote se retire sans travaux.
- Honnête sur ce qui reste à prouver : un plan de test avec des critères qui peuvent nous donner tort.

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